Salle de presse

4/6/2002 - Inauguration du Centre d'expertise

Inauguration du Centre d’expertise sur les matières résiduelles et ouverture officielle de sa Vitrine technologique

Montréal, le 4 juin 2001 – Le Centre d’expertise sur les matières résiduelles et sa vitrine technologique ont été officiellement inaugurés aujourd’hui en présence du président du conseil d’administration du Centre, monsieur Jean-Louis Chamard, de la ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, madame Louise Harel et du maire de Montréal, monsieur Pierre Bourque.

Le Centre d’expertise sur les matières résiduelles est né de la volonté commune de trois acteurs majeurs en environnement de contribuer à la promotion d’une gestion durable et responsable des matières résiduelles: ICI Environnement regroupe les chercheurs de 17 institutions universitaires actifs dans le secteur de l’environnement, Réseau Environnement, constitue le plus important regroupement de professionnels, d’entreprises et de municipalités oeuvrant dans le domaine environnemental et la Ville de Montréal dont l’expertise en gestion des matières résiduelles est bien connue notamment pour ses travaux réalisés au Complexe environnemental de Saint-Michel.

Pour monsieur Jean-Louis Chamard, président du conseil d’administration, ce partenariat entre la Ville, le secteur privé et le milieu universitaire constitue une force pour le Centre d’expertise sur les matières résiduelles. « Nous sommes convaincus que l’expertise combinée de chacun de nos trois membres fondateurs nous permettra de réaliser pleinement la mission de notre Centre qui est de valoriser et de soutenir l’innovation et le développement de l’expertise québécoise dans le domaine de la gestion des matières résiduelles. » a-t-il précisé.


La Vitrine technologique : six technologies novatrices

L’inauguration du Centre d’expertise sur les matières résiduelles a été l’occasion d’ouvrir officiellement la Vitrine technologique qui regroupe sous un même toit plusieurs solutions novatrices aux défis que pose aujourd’hui la gestion intégrée des matières résiduelles, de la collecte et du tri des matières jusqu’à leur mise en valeur et leur élimination, en passant par la surveillance des sites et la diminution des nuisances.

Les entreprises dont les technologies sont mises en démonstration à la Vitrine regroupent le GERAD (Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions) qui a mis au point un modèle technico-économique d’aide à la décision en matière de gestion intégrée des matières résiduelles; GESPRO Innovation inc. qui a développé un système de pesée très précis permettant la facturation des déchets en fonction du poids, le seul système approuvé par Mesures Canada pour la pesée des matières résiduelles en mode dynamique; RTT Integra inc. qui se spécialise dans des équipements de haute technologie destinés à la surveillance de la migration des biogaz et du lixiviat dans les sites d’enfouissement.

Quant à la firme Odotech inc., elle a mis au point un olfactomètre qui assure une caractérisation précise des odeurs ainsi qu’un logiciel permettant de simuler la dispersion atmosphérique des odeurs; Papiers Perkins ltée propose de valoriser les résidus de désencrage du papier et de les utiliser comme matériau de recouvrement final des sites d’enfouissement. Enfin, la Société en commandite Gazmont exploite une centrale de production d’électricité de 25 MW, à partir des biogaz générés au CESM, un avantage indéniable pour l’environnement en réduisant d’environ un million de tonnes par année les émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Cette Vitrine technologique veut mettre en contact des entreprises de pointe de l’industrie québécoise et leurs clients potentiels, des secteurs publics et privés. Outre les démonstrations proposées à la Vitrine même, les visiteurs peuvent voir certaines des technologies en situation réelle, sur le site du Complexe environnemental de Saint-Michel, voisin de la Vitrine.


Des partenaires financiers majeurs

Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole et la Ville de Montréal ont accordé une aide financière de l’ordre de 500 000 $ pour la mise en œuvre de la Vitrine technologique, la première réalisation du Centre d’expertise sur les matières résiduelles. Cette aide a été accordée en vertu du protocole d’entente survenu entre la Ville de Montréal et ce ministère relativement aux interventions d’appoint dans les quartiers ciblés 2000-2003. Dans le cadre du Programme d’aide financière en matière de soutien à la recherche et au développement 1999-2000, RECYC-QUÉBEC a pour sa part accordé une somme de près de 100 000 $ à deux entreprises de la Vitrine dont les technologies s’appliquent à la mise en valeur des matières résiduelles.

Quant aux investissements consacrés par les entreprises elles-mêmes, ils représentent plusieurs millions de dollars si l’on considère des recherches préalables qui ont été nécessaires au développement de ces nouvelles technologies.


Trois volets de développement

Outre la Vitrine technologique qui constitue son volet commercial, le Centre d’expertise sur les matières résiduelles s’est doté de deux autres volets de développement: un carrefour de la recherche et du développement qui permettra de dégager les axes de développement et de préciser les priorités d’action dans ce domaine ainsi qu’un pôle d’information et de diffusion axé sur la diffusion de l’expertise québécoise et sur la sensibilisation du public aux problématiques de la gestion des matières résiduelles et sur les solutions appliquées pour y faire face dans le respect d’un développement durable et responsable.

Le Centre d’expertise sur les matières résiduelles est appelé à devenir un chef de file et il entend devenir une référence majeure dans le domaine de la gestion des matières résiduelles.