Conporec
Historique
S’inquiétant de l’évolution grandissante
des coûts d’élimination des déchets
et ne disposantpas de lieu d’enfouissement, quelques visionnaires
de la région de Sorel-Tracy se mirent en quête
d’une solution de gestion des déchets dès
1980. Leurs recherches les amenèrent rapidement en Europe
sur la filière du recyclage et de la valorisation. Identifiée
dès ce moment comme une solution d’avenir, la technologie
basée sur l’utilisation d’un bioréacteur
pour produire du compost à partir d’ordures ménagères
donnait naissance à Conporec. Grâce à un
contrat de fourniture de services à la majorité
des municipalités de la MRC du Bas-Richelieu, le financement
de cette nouvelle industrie fut alors complété
et l’usine mise en route en 1993.
Grâce à l’application de cette technologie
de propriété exclusive de Conporec (brevet dans
plusieurs pays), la société s’est engagée
contractuellement à ne pas éliminer plus de 30
% de résidus ultimes dans un lieu d’enfouissement,
70 % des matières devant être soit récupérées
soit valorisées. Aujourd’hui, après dix
ans d’activité, l’usine atteint toujours
ces objectifs de taux de valorisation de 70 %
et produit, à partir des ordures ménagères,
un compost de qualité commercialisable et constituant
un produit valorisé.
Comme tous les pays de l’OCDE, le Canada et le Québec
se sont donné des objectifs de valorisation qui se traduisent
notamment par un taux de détournement des sites d’enfouissement
de l’ordre de 60 % en 2010. Grâce à l’emploi
de la technologie de Conporec, la région du Bas-Richelieu
est la seule qui, à l’heure actuelle, atteint et
même dépasse les objectifs de cet ordre.
Champs d’activité
Basé sur une vision faisant véritablement des
matières résiduelles une ressource, le procédé
Conporec est le produit de nombreuses adaptations et améliorations
issues de 10 années de recherches et de développement.
Grâce à la propriété exclusive du
procédé et à sa maîtrise par Conporec,
grâce également à l’équation
économique des coûts de son procédé
qui en fait un compétiteur sérieux à tout
autre mode de gestion intégrée des matières
résiduelles, la société est maintenant
en mesure de proposer des solutions complètes aux collectivités
préoccupées par le développement durable.
Il s’agit en fait du seul procédé actuellement
disponible capable de traiter de grands volumes de matières
résiduelles et d’en tirer un produit valorisé.
En effet, si les capacités minimales de nos usines se
situent environ à 30 000 t/année de matières
résiduelles, la technologie ne rencontre aucune limite
supérieure en terme de capacité.
Peu importe le modèle d’affaires et de partenariat
avec le public, Conporec est maintenant en mesure de construire
et d’opérer de telles usines partout dans le monde.
Elle termine d’ailleurs actuellement la construction de
deux autres installations aux États-Unis et en France
tout en poursuivant des discussions actives pour une dizaine
d’autres projets.
Technologie
en démonstration à la Vitrine technologique
La Vitrine technologique permet à Conporec d’exposer
l’ensemble de son procédé à la fois
innovateur et éprouvé. La présentation
porte sur les principaux éléments de la chaîne
de traitement que sont le bioréacteur,
le site de maturation et l’aire de tri.
Le bioréacteur constitue l’élément
clé du procédé Conporec. Les matières
résiduelles y séjournent trois jours afin d’assurer
leur homogénéisation grâce à un procédé
semi-continu de compostage accéléré de
la matière organique. Contrairement aux autres technologies
de compostage, le procédé Conporec n’utilise
pas de broyage, de déchiquetage ou de concassage des
matières résiduelles, ce qui facilite la récupération
des matières recyclables et améliore la qualité
du compost issu du procédé.
Grâce à un procédé mécanisé,
la matière organique est par la suite séparée
des matières non organiques. La partie organique est
acheminée vers un bâtiment de maturation
où elle est disposée en andains. Une aération
forcée ainsi qu’un retournement périodique
permettent au compost d’atteindre le degré de maturation
et des caractéristiques physicochimiques nécessaires
à sa mise en marché.
La partie non organique quant à elle est dirigée
vers une aire de tri où les matières
recyclables (métaux et matériaux de construction/
démolition) sont récupérées.
Le procédé Conporec est flexible, puisqu’il
peut s’adapter à une collecte à une, deux
(recyclable/autres résidus) ou trois (putrescible) voies
et même à une collecte de type sec/humide. Peu
importe le type d’approche de collecte adopté par
une collectivité, la technologie utilisée par
Conporec est suffisamment performante pour valoriser systématiquement
la matière organique, et cela, même si les conditions
de la qualité de tri à la source ne sont pas maximisées
par le citoyen. Le procédé de compostage permet
également la valorisation de plusieurs types de résidus
organiques issus du secteur ICI, dont notamment les boues municipales
et industrielles.
Le procédé mis au point par Conporec est complètement
aérobique et ne produit aucun biogaz. Il est en outre
candidat à toute transaction de crédits de CO
2 selon le protocole de Kyoto. Notons enfin que l’approche
proposée par Conporec permet de respecter les principes
des 3RV-E (réduction, réutilisation, récupération,
valorisation et élimination).
Applications possibles de la technologie
présentée
Le compostage des matières putrescibles constitue le
défi que les autorités publiques doivent relever
actuellement. L’atteinte des objectifs de valorisation
de chacun des pays de l’OCDE passe nécessairement
par l’application de telles techniques. L’approche
de Conporec garantit l’atteinte de ces objectifs tout
en proposant aux citoyens une façon souple et conviviale
de gérer les matières résiduelles de façon
responsable.
La technologie de Conporec permet d’allier une performance
remarquable en ce qui a trait aux taux de valorisation, une
équation économique performante tout en produisant
un produit valorisé et commercialisable. Une approche
semblable de gestion intégrée des résidus
et de valorisation par compostage est applicable dans toutes
les communautés régionales soucieuses de gérer
de façon responsable les matières résiduelles
dans une perspective de développement durable.
L’information
communiquée est celle d’un instrument de promotion,
d’information et de vulgarisation ; son contenu ne saurait
en aucune façon être interprété comme
étant complet, exhaustif ou, le cas échéant,
à l’abri d’erreurs quant aux données
techniques qui y sont mentionnées.